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Plan de reprise d’activité : comment le mettre en place

Gérer le risque de panne informatique est devenu une nécessité pour les dirigeants d’entreprise.  Il existe des lors 2 manières de gérer ce risque. La première approche consiste à réduire sa probabilité, par l’entretien et la maintenance régulière du système informatique. La seconde est de prévoir un plan qui permettra, en cas de panne, de redémarrer dans un délai maîtrisé.  En quoi cela consiste t-il exactement  ? Quelle approche adopter ? Voici un aperçu des étapes à suivre pour une entreprise qui souhaite mettre en place un plan de reprise d’activité

Le plan de reprise d’activité : qu’est ce que c’est ?

Le Plan de Reprise d’Activité  (PRA) est un plan prévu en amont de tout problème, qui permettra à l’organisation touchée par un sinistre informatique de récupérer les données nécessaires à son fonctionnement et de réactiver les services perdus.  Le plan va changer du tout au tout selon l’ampleur de la panne envisagée et aussi en fonction du délai qu’elle souhaite respecter pour reprendre une activité normale. Un tel plan comporte deux volets principaux : un volet technique,  qui vise à définir les dispositifs techniques qui permettront aux systèmes de redémarrer, mais aussi un volet organisationnel qui vise à définir les rôles de chacun en cas de panne.

Les conséquences d’un sinistre informatique sur l’entreprise

Pour bien des entreprises , la panne informatique rime avec arrêt pur et simple d’une partie des activités et du travail des équipes.  Sans accès au réseau, aux applications ou aux outils de communication, les échanges  de l’entreprise, en interne et en externe, sont tout simplement paralysés.  Et cet arrêt se prolonge tant que les systèmes n’ont pas redémarré.

Mais les impacts d’une panne informatique dépassent la simple perturbation opérationnelle et le temps perdu par des équipes privées d’outils informatiques.

Quand l’arrêt se prolonge,  les effets de la panne se ressentent  à plusieurs niveaux.

  • Impact commercial :  En cas de panne prolongée, les clients peuvent reporter leur commandes, et même se tourner vers d’autres fournisseurs.
  • Impact financier : l’impact financier se mesure par les périodes d’inactivité, par les revenus perdus pendant la panne, et par les coûts liés à la remise en route du système.
  • Impact Juridique : dans certains secteurs, les entreprises s’exposent à des sanctions pour non-respect d’obligations réglementaires
  • Impact sur l’image et la réputation : L’impossibilité d’une entreprise à reprendre une activité normale peut considérablement entacher la réputation ou l’image de l’entreprise.

Une étude “Evolve” montre à quel point les pannes sont fréquentes  et dans quelle mesure ces pannes peuvent aller jusqu’à menacer la survie de l’entreprise. 30% des entreprises ont fait face à un incident réclamant le recours à un PRA. Pour celles n’ayant pu rétablir leur service dans les 10 jours suivants l’incident, les conséquences sont même fatales : 93% des entreprises ayant perdu leur données plus de 10 jours, ont fait faillite dans l’année suivant le sinistre. Pour les dirigeants d’entreprise, la mise en place d’un PRA relève donc de la gestion des risques et un tel plan ne peut être ignoré.

Le plan de reprise d’activité : 7 étapes pour réussir sa mise en place

Pour que le PRA soit efficace il convient d’adopter une démarche logique en définissant en amont les besoins de l’entreprise. La finalité du PRA est de permettre à cette dernière de redémarrer son activité dans un délai maîtrisé. Voici un plan regroupant les 7 étapes clés pour y parvenir sereinement.

Etape 1 : Clarifier les besoins opérationnels liés à l’activité

Quel est la conséquence d’une demi-journée de travail perdue ? Le retard pris est il rattrapable ?  Quelle serait la réaction de vos clients s’ils ne pouvaient pas commander vos produits ? Vont ils simplement reporter leur commande ou changer de fournisseur ?  Ces questions doivent être abordées au cas par car pour cerner les contraintes de votre activité. 

Etape 2 : Faire une analyse des risques et des pannes possibles 

On distingue trois grands types de risques  : 

  • Les risques matériels et logiciels : il s’agit des pannes de serveurs ou de dysfonctionnement matériel ou logiciel grave 
  • Les risques de cyber-attaques : Il s’agit des attaques sous différentes formes (virus, attaque DDOS…)
  • Les risques externes :  incendies, inondations, ou catastrophes naturelles entraînant la panne du système d’information

Etape 3 : Définir la criticité des environnements applicatifs

Deux paramètres principaux sont fixés pour évaluer les besoins de sauvegarde, de réplication et de restauration, et ce pour chaque applicatif :

  • le RTO (Recovery Time Objective) : combien de temps faut il pour restaurer la sauvegarde 
  • et le RPO (Recovery Point Objective) : A quelle date la sauvegarde permet elle de remonter ?  

Des objectifs différenciés pourront être fixés précisément en fonction de la criticité des applications et les besoins opérationnels de l’entreprise. 

Etape 4 : Définir les priorités et de le coût de reprise 

Les dispositifs de sauvegarde et de reprise ont des caractéristiques et des coûts différents. Les dispositifs permettant un redémarrage rapide sont aussi les plus couteux.  Pour limiter le cout du PRA, il est fondamental de segmenter les différents systèmes et de définir pour chacun un niveau acceptable d’indisponibilité. Cette approche permettra de réserver les dispositifs les plus couteux aux applications et aux services vitaux à l’entreprise.

Etape 5 : Choisir l’équipement de sauvegarde et de reprise d’activité

Là aussi une multitude d’options s’offrent aux entreprises, en termes de caractéristiques techniques et de coûts. Une approche segmentée permettra également de choisir des équipements de sauvegarde  hébergés sur un site de secours, dans un datacenter ou via le Cloud, adaptés à chacun des composants de votre système. 

Etape 6 : Mobiliser les équipes et définir les rôles de chacun.

En cas de panne, l’un des points fondamentaux est d’avoir un plan précisant le qui fait quoi, dans quel ordre et dans quel délai. Ces procédures permettent de prévoir comment organiser et mobiliser les équipes pour agir efficacement en cas de sinistre.

Etape 7 : Tester régulièrement le plan de reprise et le faire évoluer

Un peu à l’image des simulations incendie, il est recommandé d’exécuter le PRA au moins une fois par an. L’objectif est de simuler une situation extrême et de mettre en oeuvre le plan prévu. Un autre point important est de veiller à faire évoluer le PRA au fur et à mesure, car le système d’information ne reste pas figé : de nouvelles applications et services sont ajoutés en continu au cours de la vie de l’entreprise. 

Etre accompagné par des experts 

Mettre en oeuvre un plan de reprise  d’activité est une démarche qui engage l’entreprise et qui peut s’avérer primordial. Un tel projet ne s’improvise pas et nécessite une approche méthodique. Etre accompagné par un spécialiste permettra de bénéficier d’un savoir faire dans plusieurs domaines : l’expérience des meilleures pratiques acquises sur différents projets, la connaissance des solutions technologiques disponibles, l’expertise et le conseil pour créer une solution sur mesure et la possibilité d’assurer un suivi en fonction de l’évolution du système et des besoins de l’entreprise. 


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